mercredi 7 décembre 2016

Le Horla de Maupassant

La première version du Horla a été publiée en 1886 dans Gil Blas. La seconde version, plus connue et plus longue, est parue en 1887 dans un recueil de nouvelles homonyme.
Les trois versions se présentent sous trois formes littéraires différentes: Lettre d'un fou, comme son titre l'indique, est une lettre fictive, la première version du Horla est un récit-cadre et la seconde version prend la forme d’un journal intime inachevé qui laisse craindre que son propriétaire n’ait sombré dans la folie ou ne se soit suicidé.


La rédaction du Horla coïncide avec les prémices de la folie de Maupassant, de plus en plus victime d'hallucinations et de dédoublement de la personnalité à cause de la syphilis qu'il a contractée. Il tentera lui-même de se suicider en 1892.

Le Horla est un être invisible à l’œil nu, ce qui lui confère sa supériorité. C’est par là qu’il réussit à garder son emprise sur le narrateur. Cependant, son corps ne paraît pas totalement immatériel car le Horla peut déplacer des objets, boire de l'eau et du lait, ou encore s'interposer entre le narrateur et le reflet de ce dernier dans le miroir, lequel n'est alors plus visible. Il a donc une consistance sûrement matérielle mais sans qu'on puisse déterminer sa forme. Il semble aussi capable de parler aux Hommes puisque, dans la seconde version, le narrateur dit entendre la créature lui dire qu'il se nomme le Horla (alors que dans la première version, le personnage dit l'avoir lui-même baptisé ainsi).

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mercredi 9 novembre 2016

Cadran de Sébastien Bouchery

Cadran de Sébastien Bouchery, 2016

Tony Stovak, le personnage principal, assureur à la vie bien rangée, doit revenir en urgence des funérailles de son frère parce qu' un client lui réclame un dossier au plus vite.
Seulement, arrivé à son travail, plus personne ne le reconnaît, et le service de sécurité vient l’extraire de force, le passant à tabac. Perturbé, il essaye de rentrer chez lui, mais sa femme est avec un autre, et les enfants, invisibles.
Il reçoit alors un mystérieux appel, et l’homme lui donne 24h pour lui remettre un objet qu’il veut récupérer, sinon, il s’en prendra à ses proches.

Le roman est construit autour d’une forme de “fil rouge”, qu’on retrouve au fil des pages alors que les actions s’enchaînent : l’obsession du personnage pour sa montre et pour le temps qui passe, symbole des enjeux.

Sébastien Bouchery n’en est pas à son premier roman avec Cadran, puisqu’il écrit depuis quelques années, et ses derniers romans étaient déjà parus en numérique chez Nouvelles Plumes.



Bon roman à suspense, digne d’un scénario de blockbuster américain.