jeudi 12 janvier 2017

La Fabrique des mots de Erik Orsenna

Après La grammaire est une chanson douce (2001), Les Chevaliers du subjonctif (2004), La Révolte des accents (2007) et Et si on dansait ? (2009), La Fabrique des mots clôt la balade d’Erik Orsenna au pays de la grammaire française.

Plus de dix ans après sa première déclaration d'amour à la grammaire, Erik Orsenna ne pouvait conclure qu'en explorant la fabrique des mots. 






- Qui les crée ?
- D'où viennent-ils ? 
- Comment combinent-ils leurs origines ? 
- A-t-on le droit d'en inventer de nouveaux ?
- Si l'anglais domine toutes les autres langues, nos mots à nous seront-ils réduits à l'esclavage ?


Jeanne, l'héroïne de La grammaire est une chanson douce, a sa méthode : pour expliquer, elle raconte. Il était une fois un dictateur qui trouvait son pays trop bavard. Il était une fois le Capitan, vieux navigateur et collectionneur de dictionnaires. Il était une fois deux sœurs virulentes, l'une aimant le grec et l'autre militante du latin. Il était une fois un trafiquant d'oiseaux rares. Il était une fois un café où les couples se réconcilient, au lieu de divorcer. Il était une fois une mine d'or abandonnée... 


Nous avons créé les mots. Et si les mots, à leur tour, nous inventaient 


mercredi 7 décembre 2016

Le Horla de Maupassant

La première version du Horla a été publiée en 1886 dans Gil Blas. La seconde version, plus connue et plus longue, est parue en 1887 dans un recueil de nouvelles homonyme.
Les trois versions se présentent sous trois formes littéraires différentes: Lettre d'un fou, comme son titre l'indique, est une lettre fictive, la première version du Horla est un récit-cadre et la seconde version prend la forme d’un journal intime inachevé qui laisse craindre que son propriétaire n’ait sombré dans la folie ou ne se soit suicidé.


La rédaction du Horla coïncide avec les prémices de la folie de Maupassant, de plus en plus victime d'hallucinations et de dédoublement de la personnalité à cause de la syphilis qu'il a contractée. Il tentera lui-même de se suicider en 1892.

Le Horla est un être invisible à l’œil nu, ce qui lui confère sa supériorité. C’est par là qu’il réussit à garder son emprise sur le narrateur. Cependant, son corps ne paraît pas totalement immatériel car le Horla peut déplacer des objets, boire de l'eau et du lait, ou encore s'interposer entre le narrateur et le reflet de ce dernier dans le miroir, lequel n'est alors plus visible. Il a donc une consistance sûrement matérielle mais sans qu'on puisse déterminer sa forme. Il semble aussi capable de parler aux Hommes puisque, dans la seconde version, le narrateur dit entendre la créature lui dire qu'il se nomme le Horla (alors que dans la première version, le personnage dit l'avoir lui-même baptisé ainsi).

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